Une louve imprégnée d’un vampire
Chapitre 3.
Point de vue de Bella.
Quand la journée finit, je retourne mon pick-up à la maison et je me transforme ensuite pour évacuer ma tension. Je pourrais prendre l’autobus, mais je voulais avoir plus de liberté de mouvement. Je ne voulais non plus subir toutes les pensées des adolescents. Avec mon pick-up, je peux arriver plus tôt chez-moi, surtout quand j’ai besoin de muter.
Je l’ai fait partir. Nos pulsions étaient trop fortes et je l’ai effrayé. J’ai très bien vu qu’il se contrôlait comme moi pendant tout le cours.
Il lit mes pensées aussi facilement que je lis les siennes. S’il m’avait demandé de le suivre, je l’aurais fait. Ses yeux dorés sont tellement envoutants que je me serais donnée à lui sans réfléchir. Ma virginité et la protection, je n’aurais pas été capable de m’arrêter à ces questions s’il avait osé me toucher un peu en mathématiques. Il m’a touché seulement quand il m’a aidé à me relever et mon corps s’est embrasé.
Pourquoi il ne m’a pas dit où il est allé, j’aurais pu le suivre. Pendant ma course, je cherche son odeur miellé et je ne la trouve nulle part. Il ne doit même plus être au Québec.
Pendant que je pense aux sentiments que j’ai ressenti pour mon imprégné, je vois que je ne suis pas la seule louve qui a muté.
*On va avoir à endurer combien de temps cette chienne en chaleur*, pense Paul.
*Tant et aussi longtemps qu’elle n’est pas satisfaite. Voici l’inconvénient d’une imprégnation d’une louve*, dit Leah.
*L’avantage pour elle, son mâle est majeur, peut-être même plus*, rigole Embry.
*Leah, toi, on n’est pas prêt à te voir en chaleur. Alors arrêtes de te chercher un mâle*, pense Sam.
*Je ne chercherais pas si tu serais resté avec moi*, dit Leah.
*Pouvez-vous vous la fermez, vous deux ?*, pense Jared.
*Bella, c’est donc vrai, tu t’es imprégnée d’une sangsue ?*, pense Jake.
*Je n’ai pas fait par exprès. J’ai croisé son regard ce midi et tout s’est déclenché. Ça n’aurait pas arrivé si j’irais au lycée de La Push*, dis-je.
*Tu sais très bien que tu l’aurais rencontré tôt ou tard*, dit Jake.
*Tu es trop blanche pour venir avec nous. De plus, si les aînés t’acceptent dans notre école, tu vas être considérée comme Alpha*, pense Sam.
*Encore cette histoire d’Alpha. Vous n’allez pas arrêter cette histoire*, pense Seth.
*Ce n’est pas moi qui la ramène à tout bout champ, c’est lui*, dis-je.
*Oui, seulement quand elle va renier sa nature. Bella, arrête de muter et passer pour ce que tu devrais être, soit une simple humaine peau blanche*, dit Sam.
*Bella, affrontes-le. Si tu le vaincs, tu vas être l’alpha*, dit Quil.
*C’est trop dangereux pour elle. Elle est trop petite*, dit Jake.
*Que je passe pour une simple blanche humaine ou pas, mon imprégné ne va jamais être accepté par vous et ça me brise le cœur d’être séparée de lui,*, dis-je.
*Tu n’avais qu’à être normal. S’imprégner d’une sangsue, on aura tout vu avec toi*, cracha Sam
Je me contente de siler. Cette discussion vient toujours à ce sujet. Je dois affronter Sam dans une bataille, même si c’est perdu d’avance. Avec mon imprégnation, ça va être encore pire. Contrairement aux autres loups qui ne peuvent vivre sans leurs moitiés, je vais être obligé de vivre loin du mien.
Une règle veut que nous soyons ennemis. Je n’ai pas senti de la haine pour moi de la part d’aucun de ces vampires. D’après les pensées des vampires, ils me trouvent différentes, mais pas colériques ou instables comme les autres loups.
J’ai toujours pensé autrement des autres. Les vampires ne doivent pas tous être éliminés. Mon imprégné et son clan ne sont pas comme les autres que nous avons croisé.
Je vais tenter de convaincre les autres loups. Si je dois quitter les rangs et partir ma propre meute, je vais le faire. Je vais voir jusqu’à son retour pour me décider. Il vient de partir et je suis déjà en manque de lui.
vendredi 19 mars 2010
Partie 2
Une louve imprégnée d’un vampire
Partie 2.
Point de vue d’Edward
Une autre rentrée scolaire que je pensais croire monotone. Nous sommes revenus à St-Edmond, dans le Lac-St-Jean, après 50 ans d’absence. Nous devons recommencer le secondaire, mais Alice et moi voulons être en 4e année immédiatement. Nous ne voulons pas être 2e ou 3e année. Il y a des limites à se faire passer pour des jeunes.
Notre maison d’il y a 50 ans a été démoli et nous avons dû louer un chalet pour la modifier à notre goût pour qu’elle soit notre demeure. Esmé était partie depuis plus de 2 mois pour remodeler notre maison. J’aurais bien été l’aider, mais j’avais promis à ma sœur Alice de faire une virée dans l’Amazonie avec son mari Jasper. Esmé a donné un très beau montant au chef de cette famille pour qu’il lui laisse carte blanche pour la reconstruction du chalet en notre demeure. Elle a aussi acheté le silence à ce monsieur, car elle lui a fait promettre de ne rien dire de notre future présence sur les terres familiales.
Ma mère adoptive en a profité pendant l’été pour faire les rénovations. C’est une famille de fermiers et ils sont occupés pendant toute l’été dans les champs ou à s’occuper de leurs animaux. Le lac est naturel, mais il s’est construit très tard. Nous allons devoir nous habituer à vivre avec une génératrice puissante qui va donner de l’électricité ainsi que d’une pompe à l’eau électrique puisque l’électricité ni l’eau courante ne se rend pas dans cet endroit.
Nous sommes arrivés en plein cœur de l’hiver et en pleine tempête de neige. Emmett a emprunté un tracteur pour souffler notre entrée au propriétaire du terrain de notre demeure. Emmett s’est amusé comme un petit fou en jouant dans la neige. Jasper et moi avons dégagé les alentours. C’est la première fois que nous avons une demeure sur un terrain humain. Nous nouvelle demeure est en plein milieu d’une forêt. L’une des conditions du propriétaire est que nous pouvons emprunter un tracteur, mais nous devons nous-mêmes dégagé notre entrée. Le chemin de l’entrée à partir de la route principale à l’ancien chalet doit fait faire une dizaine de kilomètres. Nous avons accepté, car nous voulons être tranquilles. Le propriétaire n’utilise jamais le chalet l’hiver et très peu l’été.
Hier soir, en arrivant dans notre demeure, je suis allé faire un tour pour voir si nos limites de territoire ont été conservés. Quand j’ai passé près de la limite de la réserve, j’ai entendu un jeune loup en colère après une louve. Elle serait la membre alpha, mais le loup ne veut pas que ça soit elle en raison qu’elle est une bâtarde. Ephreim Black a eu une aventure avec une visage pâle avant son mariage. Une fille est née de cette union. La jeune louve est de cette lignée. D’après le loup, le vrai héritier des Black est Jacob et il ne veut pas être l’alpha depuis qu’il a commencé à muter. La louve est vraiment l’alpha puisqu’il faut tenir compte de la première naissance, fille ou garçon.
Quand nous rentrons dans le parking, en sortant de ma Volvo, Rosalie Hale lève le nez en l’air. Elle décrit ce qu’elle sent dans sa tête comme une odeur de toutou en fourrure. Un loup-garou est présent dans cette polyvalente, mais ils vont habituellement à La Push. Un jeune homme passe à côté de nous en disant tout haut : « Câlice, j’aurais du brancher mon leather hier, sinon pa aurait pas eu besoin de booster mon char à matin. »
- Alors, Eddy, est-ce que tu vas capable de te concentrer avec tous ces anglicismes. Leur langage a rempiré depuis 50 ans, dit Emmett en me donnant une tape dans le dos.
- Ce n’est pas leur anglicisme qui me cause problèmes, mais leurs jurons. Ils sacrent à tour de bras dans leurs pensées, dis-je.
- Tu dis ça parce que tu ne sais pas juré, dit Emmett en riant.
Une des raisons que nous venons rarement ici, c’est que très difficile de se confondre avec la population. Notre accent américain est trop voyant, malgré que nous restions ici pendant plusieurs années. Ça prendrait environ une dizaine d’années avant de comprendre toutes les expressions de cette région. L’avantage dans cette région, c’est qu’il pleut de plus en plus souvent, donc nous avons moins besoin de nous cacher.
La louve doit avoir la peau plus blanche que les amérindiens. Ça doit être la raison qu’elle est dans cette polyvalente. Le chef de meute n’a pas l’air de l’accepter.
Quand nous rentrons dans la polyvalente, après avoir été porté nos manteaux dans nos casiers, tous les étudiants se tassent pour nous admirer. J’entends les pensées de tout le monde, mais ce sont celles de la louve qui me sont marqués. Elle a senti du désir en me voyant passer. C’est vrai qu’en sentant la magnifique arome de lavande et freesia, ça m’a donné une provocation surprise.
Pendant toute l’avant-midi, je cherchais la louve. Personne n’a vu de changement de personnalités dans les autres étudiants. Une jeune louve qui se contrôle, c’est rare.
Quand l’heure du midi arrive, je peux identifier qui sent la lavande et freesia. Le reste de ma famille trouve qu’elle sent le toutou en fourrure. Ils restent surpris qu’elle ne sente pas le chien mouillé. Par contre, je trouve qu’elle sent totalement autre chose. Je me demande pourquoi.
Pendant que nous posons des questions sur elle, je peux la regarder plus amplement. Elle a des beaux cheveux bruns qui descendent un peu en bas des épaules. Je peux voir sur le côté ses magnifiques yeux bruns. Elle a la peau très blanche contrairement aux autres modificateurs. Elle pourrait plus passer pour l’une d’entre nous qu’une louve. J’ai su pendant l’avant-midi qu’elle se faisait surnommer Bella, c’est un nom qui lui va à ravir.
Elle regarde ou écoute autre chose ou bien elle est distraite, car elle ne voit pas l’idiot de Tyler manquer tomber. Il tente de s’appuyer sur Mike qui est renversé et pousse la louve. Elle tombe à plat ventre sur le sol. Habituellement, je ne l’aurais pas aidé, surtout si c’est mon ennemie jurée, mais j’ai été le premier et le seul qui a proposé mon aide. Quand je lui tends la main, elle la prend sans regarder qui sait. Je sens à ce moment un courant électrique passer entre nous.
Quand je pose mes yeux sur les siens, je découvre avec surprise que cette louve est ma destinée, ma promise. Celle que j’attends depuis 90 ans. Dans ses pensées, je découvre qu’elle s’est imprégnée de moi. Leurs imprégnations est quand les loups découvrent leurs partenaires.
Elle me lâche rapidement la main quand elle commence à trembler. Elle ne tremble pas de rage, mais de peine en raison qu’elle a trouvé encore une autre différence entre elle et les autres loups.
Je continue de suivre ses pensées. Au lieu d’un grognement de colère quand un loup se mute, j’entends un gémissement d’une chienne en peine.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?, demande Alice.
- Dis-moi que ce n’est pas ce que je viens de ressentir, dit Jasper. Le frérot aurait subi son premier coup de foudre et pour une louve ?, pense Jasper en sachant que je vais très bien l’entendre.
- La louve vient de s’imprégner avec moi, dis-je.
- Et toi, dans tout ça ?, demande Jasper. Allez, avoue, Edward.
- Elle est ma destinée, dis-je, tout bas.
- Elle est notre ennemie. Elle est programmée pour nous tuer et tu as le culot de trouver en elle, ta compagne, dit Rosalie, furibonde.
- Tant et aussi longtemps que votre union physique et émotionnel n’a pas été consommée, elle n’est pas ta compagne. Avec ta pudeur, ça risque de prendre longtemps avant d’arriver, dit Emmett.
Je me contente de pousser un grognement et un soupir. Je jette mon plateau intact et je pars immédiatement à mon cours de mathématique. Je ne vais sûrement pas révéler à Emmett que j’ai eu une vague de désir au moment où j’ai senti son odeur jusqu’à ce moment. C’est la première fois que je me sens aussi serré dans mon pantalon.
Je me détends un peu jusqu’au moment où j’entends les pensées de belle louve près de l’entrée. Elle est fâchée après Mike qui l’a fait tomber sur le nez. Son nez est encore fragile à cause de l’impact avec le sol. Elle est encore plus en colère après son chef de meute. Il a entendu ses pensées quand elle s’est transformée. Il l’a traitée de bizarre et que si elle veut faire une approche avec moi, elle va être jugée par le conseil Quilleute.
Malheureusement, l’enseignant m’a fait assoir jusqu’à côté d’elle. Avec ma pulsion qui monte, ce n’est pas un bon signe. Elle me regarde en rougissant. Un autre vague de désir puissante envahit mon corps.
Pendant toute l’heure du cours, je m’imagine entrain de la prendre sur le champ. Je ne désire pas son sang, mais son corps tout entier. J’avais envie de lui faire l’amour pour qu’elle soit officiellement ma compagne. Toutes mes pensées sont tellement sauvages que j’en suis presque effrayé.
Elle aussi de son côté se retient avec son désir. Elle a des puissantes montées de chaleur et elle a envie de se coller langoureusement contre moi.
Elle me tend un papier dans ma direction :
« Je m’appelle Bella Swan, qu’est-ce qu’on va faire ? »
Je lui réponds immédiatement après :
« Je suis Edward Cullen. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je vais disparaître quelques jours pour éclairer mes idées. »
Elle ne répond pas par écrit, mais elle acquiesce de la tête. Ses pensées sont par contre tristes. Elle ne veut pas que je parte.
À la fin de ma première journée scolaire, je vais porter ma famille à la maison et je pars sans prévenir personne. J’ai besoin de réfléchir avant de commettre un acte que je vais regretter par la suite. Quand je pars pour réfléchir, habituellement, je vais toujours en Alaska puisque c’est l’endroit où ma famille et moi avons le plus habité.
Mais puisque c’est à 2 semaines de notre nouvelle demeure, je vais à notre sanctuaire. C’est une petite maison où il n’a qu’une chambre. Nous ne pouvons y aller qu’une personne ou couple à la fois. Elle est située dans le Grand Nord Canadien.
Je suis partie à la course en direction Nord. C’est plus rapide que prendre tous les chemins forestiers qui ne se rendent pas où je veux aller. Ma voiture n’est pas assez solide pour aller dans des chemins où seulement des transports routiers y voyagent. La région du Lac-St-Jean est connue pour ses entreprises forestières. Je vois souvent des machines forestières situées de plus en plus haut dans la région.
L’endroit que j’ai passé s’appelle ou Les Chutes des Passes ou anciennement Les Passes Dangereuses. Depuis les 50 dernières années, les forêts ont été beaucoup bûchées par les entreprises. Il y a aussi beaucoup de centrales hydro-électriques sur les rivières quand je monte dans le Nord du Québec.
J’ai traversé l’océan gelé de l’Arctique pour me rendre à notre sanctuaire où j’y reste pendant deux jours.
Partie 2.
Point de vue d’Edward
Une autre rentrée scolaire que je pensais croire monotone. Nous sommes revenus à St-Edmond, dans le Lac-St-Jean, après 50 ans d’absence. Nous devons recommencer le secondaire, mais Alice et moi voulons être en 4e année immédiatement. Nous ne voulons pas être 2e ou 3e année. Il y a des limites à se faire passer pour des jeunes.
Notre maison d’il y a 50 ans a été démoli et nous avons dû louer un chalet pour la modifier à notre goût pour qu’elle soit notre demeure. Esmé était partie depuis plus de 2 mois pour remodeler notre maison. J’aurais bien été l’aider, mais j’avais promis à ma sœur Alice de faire une virée dans l’Amazonie avec son mari Jasper. Esmé a donné un très beau montant au chef de cette famille pour qu’il lui laisse carte blanche pour la reconstruction du chalet en notre demeure. Elle a aussi acheté le silence à ce monsieur, car elle lui a fait promettre de ne rien dire de notre future présence sur les terres familiales.
Ma mère adoptive en a profité pendant l’été pour faire les rénovations. C’est une famille de fermiers et ils sont occupés pendant toute l’été dans les champs ou à s’occuper de leurs animaux. Le lac est naturel, mais il s’est construit très tard. Nous allons devoir nous habituer à vivre avec une génératrice puissante qui va donner de l’électricité ainsi que d’une pompe à l’eau électrique puisque l’électricité ni l’eau courante ne se rend pas dans cet endroit.
Nous sommes arrivés en plein cœur de l’hiver et en pleine tempête de neige. Emmett a emprunté un tracteur pour souffler notre entrée au propriétaire du terrain de notre demeure. Emmett s’est amusé comme un petit fou en jouant dans la neige. Jasper et moi avons dégagé les alentours. C’est la première fois que nous avons une demeure sur un terrain humain. Nous nouvelle demeure est en plein milieu d’une forêt. L’une des conditions du propriétaire est que nous pouvons emprunter un tracteur, mais nous devons nous-mêmes dégagé notre entrée. Le chemin de l’entrée à partir de la route principale à l’ancien chalet doit fait faire une dizaine de kilomètres. Nous avons accepté, car nous voulons être tranquilles. Le propriétaire n’utilise jamais le chalet l’hiver et très peu l’été.
Hier soir, en arrivant dans notre demeure, je suis allé faire un tour pour voir si nos limites de territoire ont été conservés. Quand j’ai passé près de la limite de la réserve, j’ai entendu un jeune loup en colère après une louve. Elle serait la membre alpha, mais le loup ne veut pas que ça soit elle en raison qu’elle est une bâtarde. Ephreim Black a eu une aventure avec une visage pâle avant son mariage. Une fille est née de cette union. La jeune louve est de cette lignée. D’après le loup, le vrai héritier des Black est Jacob et il ne veut pas être l’alpha depuis qu’il a commencé à muter. La louve est vraiment l’alpha puisqu’il faut tenir compte de la première naissance, fille ou garçon.
Quand nous rentrons dans le parking, en sortant de ma Volvo, Rosalie Hale lève le nez en l’air. Elle décrit ce qu’elle sent dans sa tête comme une odeur de toutou en fourrure. Un loup-garou est présent dans cette polyvalente, mais ils vont habituellement à La Push. Un jeune homme passe à côté de nous en disant tout haut : « Câlice, j’aurais du brancher mon leather hier, sinon pa aurait pas eu besoin de booster mon char à matin. »
- Alors, Eddy, est-ce que tu vas capable de te concentrer avec tous ces anglicismes. Leur langage a rempiré depuis 50 ans, dit Emmett en me donnant une tape dans le dos.
- Ce n’est pas leur anglicisme qui me cause problèmes, mais leurs jurons. Ils sacrent à tour de bras dans leurs pensées, dis-je.
- Tu dis ça parce que tu ne sais pas juré, dit Emmett en riant.
Une des raisons que nous venons rarement ici, c’est que très difficile de se confondre avec la population. Notre accent américain est trop voyant, malgré que nous restions ici pendant plusieurs années. Ça prendrait environ une dizaine d’années avant de comprendre toutes les expressions de cette région. L’avantage dans cette région, c’est qu’il pleut de plus en plus souvent, donc nous avons moins besoin de nous cacher.
La louve doit avoir la peau plus blanche que les amérindiens. Ça doit être la raison qu’elle est dans cette polyvalente. Le chef de meute n’a pas l’air de l’accepter.
Quand nous rentrons dans la polyvalente, après avoir été porté nos manteaux dans nos casiers, tous les étudiants se tassent pour nous admirer. J’entends les pensées de tout le monde, mais ce sont celles de la louve qui me sont marqués. Elle a senti du désir en me voyant passer. C’est vrai qu’en sentant la magnifique arome de lavande et freesia, ça m’a donné une provocation surprise.
Pendant toute l’avant-midi, je cherchais la louve. Personne n’a vu de changement de personnalités dans les autres étudiants. Une jeune louve qui se contrôle, c’est rare.
Quand l’heure du midi arrive, je peux identifier qui sent la lavande et freesia. Le reste de ma famille trouve qu’elle sent le toutou en fourrure. Ils restent surpris qu’elle ne sente pas le chien mouillé. Par contre, je trouve qu’elle sent totalement autre chose. Je me demande pourquoi.
Pendant que nous posons des questions sur elle, je peux la regarder plus amplement. Elle a des beaux cheveux bruns qui descendent un peu en bas des épaules. Je peux voir sur le côté ses magnifiques yeux bruns. Elle a la peau très blanche contrairement aux autres modificateurs. Elle pourrait plus passer pour l’une d’entre nous qu’une louve. J’ai su pendant l’avant-midi qu’elle se faisait surnommer Bella, c’est un nom qui lui va à ravir.
Elle regarde ou écoute autre chose ou bien elle est distraite, car elle ne voit pas l’idiot de Tyler manquer tomber. Il tente de s’appuyer sur Mike qui est renversé et pousse la louve. Elle tombe à plat ventre sur le sol. Habituellement, je ne l’aurais pas aidé, surtout si c’est mon ennemie jurée, mais j’ai été le premier et le seul qui a proposé mon aide. Quand je lui tends la main, elle la prend sans regarder qui sait. Je sens à ce moment un courant électrique passer entre nous.
Quand je pose mes yeux sur les siens, je découvre avec surprise que cette louve est ma destinée, ma promise. Celle que j’attends depuis 90 ans. Dans ses pensées, je découvre qu’elle s’est imprégnée de moi. Leurs imprégnations est quand les loups découvrent leurs partenaires.
Elle me lâche rapidement la main quand elle commence à trembler. Elle ne tremble pas de rage, mais de peine en raison qu’elle a trouvé encore une autre différence entre elle et les autres loups.
Je continue de suivre ses pensées. Au lieu d’un grognement de colère quand un loup se mute, j’entends un gémissement d’une chienne en peine.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?, demande Alice.
- Dis-moi que ce n’est pas ce que je viens de ressentir, dit Jasper. Le frérot aurait subi son premier coup de foudre et pour une louve ?, pense Jasper en sachant que je vais très bien l’entendre.
- La louve vient de s’imprégner avec moi, dis-je.
- Et toi, dans tout ça ?, demande Jasper. Allez, avoue, Edward.
- Elle est ma destinée, dis-je, tout bas.
- Elle est notre ennemie. Elle est programmée pour nous tuer et tu as le culot de trouver en elle, ta compagne, dit Rosalie, furibonde.
- Tant et aussi longtemps que votre union physique et émotionnel n’a pas été consommée, elle n’est pas ta compagne. Avec ta pudeur, ça risque de prendre longtemps avant d’arriver, dit Emmett.
Je me contente de pousser un grognement et un soupir. Je jette mon plateau intact et je pars immédiatement à mon cours de mathématique. Je ne vais sûrement pas révéler à Emmett que j’ai eu une vague de désir au moment où j’ai senti son odeur jusqu’à ce moment. C’est la première fois que je me sens aussi serré dans mon pantalon.
Je me détends un peu jusqu’au moment où j’entends les pensées de belle louve près de l’entrée. Elle est fâchée après Mike qui l’a fait tomber sur le nez. Son nez est encore fragile à cause de l’impact avec le sol. Elle est encore plus en colère après son chef de meute. Il a entendu ses pensées quand elle s’est transformée. Il l’a traitée de bizarre et que si elle veut faire une approche avec moi, elle va être jugée par le conseil Quilleute.
Malheureusement, l’enseignant m’a fait assoir jusqu’à côté d’elle. Avec ma pulsion qui monte, ce n’est pas un bon signe. Elle me regarde en rougissant. Un autre vague de désir puissante envahit mon corps.
Pendant toute l’heure du cours, je m’imagine entrain de la prendre sur le champ. Je ne désire pas son sang, mais son corps tout entier. J’avais envie de lui faire l’amour pour qu’elle soit officiellement ma compagne. Toutes mes pensées sont tellement sauvages que j’en suis presque effrayé.
Elle aussi de son côté se retient avec son désir. Elle a des puissantes montées de chaleur et elle a envie de se coller langoureusement contre moi.
Elle me tend un papier dans ma direction :
« Je m’appelle Bella Swan, qu’est-ce qu’on va faire ? »
Je lui réponds immédiatement après :
« Je suis Edward Cullen. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je vais disparaître quelques jours pour éclairer mes idées. »
Elle ne répond pas par écrit, mais elle acquiesce de la tête. Ses pensées sont par contre tristes. Elle ne veut pas que je parte.
À la fin de ma première journée scolaire, je vais porter ma famille à la maison et je pars sans prévenir personne. J’ai besoin de réfléchir avant de commettre un acte que je vais regretter par la suite. Quand je pars pour réfléchir, habituellement, je vais toujours en Alaska puisque c’est l’endroit où ma famille et moi avons le plus habité.
Mais puisque c’est à 2 semaines de notre nouvelle demeure, je vais à notre sanctuaire. C’est une petite maison où il n’a qu’une chambre. Nous ne pouvons y aller qu’une personne ou couple à la fois. Elle est située dans le Grand Nord Canadien.
Je suis partie à la course en direction Nord. C’est plus rapide que prendre tous les chemins forestiers qui ne se rendent pas où je veux aller. Ma voiture n’est pas assez solide pour aller dans des chemins où seulement des transports routiers y voyagent. La région du Lac-St-Jean est connue pour ses entreprises forestières. Je vois souvent des machines forestières situées de plus en plus haut dans la région.
L’endroit que j’ai passé s’appelle ou Les Chutes des Passes ou anciennement Les Passes Dangereuses. Depuis les 50 dernières années, les forêts ont été beaucoup bûchées par les entreprises. Il y a aussi beaucoup de centrales hydro-électriques sur les rivières quand je monte dans le Nord du Québec.
J’ai traversé l’océan gelé de l’Arctique pour me rendre à notre sanctuaire où j’y reste pendant deux jours.
Partie 1
Une louve imprégnée d’un vampire.
Note de l’auteur : j’ai décidé de modifié mon histoire et de la reformuler. J’ai souhaité emprunter tous les personnages qui appartiennent à Stephanie Meyer pour les transférer tous au Québec, dans ma région, soit le Lac-St-Jean. Ils vont habiter à St-Edmond où est natif mon époux.
Les noms des personnages restent les mêmes, mais les endroits et l’histoire en tant que telle change. Dans mon histoire, La Push est située sur les limites du village de St-Edmond.
Petite précision, le chalet à St-Edmond existe pour de vrai et il est situé sur les terres familiales de la famille à mon époux. Les Simard sont la famille à Benoit. Il n’y a aucune réserve amérindienne, c’est une invention de ma part.
Si vous voulez avoir une précision pour mon langage, je fais exprès pour utiliser mes expressions.
Gras : Parole
*Italique* : Message télépahtique
Italique : Pensées que Bella ou Edward lit.
¬Surligné : Réflexions de Bella quand elle entend une parole
Une louve imprégnéee d’un vampire
Partie 1
Note de l’auteur : j’ai décidé de modifié mon histoire et de la reformuler. J’ai souhaité emprunter tous les personnages qui appartiennent à Stephanie Meyer pour les transférer tous au Québec, dans ma région, soit le Lac-St-Jean. Ils vont habiter à St-Edmond où est natif mon époux.
Les noms des personnages restent les mêmes, mais les endroits et l’histoire en tant que telle change. Dans mon histoire, La Push est située sur les limites du village de St-Edmond.
Petite précision, le chalet à St-Edmond existe pour de vrai et il est situé sur les terres familiales de la famille à mon époux. Les Simard sont la famille à Benoit. Il n’y a aucune réserve amérindienne, c’est une invention de ma part.
Si vous voulez avoir une précision pour mon langage, je fais exprès pour utiliser mes expressions.
Gras : Parole
*Italique* : Message télépahtique
Italique : Pensées que Bella ou Edward lit.
¬Surligné : Réflexions de Bella quand elle entend une parole
Une louve imprégnéee d’un vampire
Partie 1
Point de vue de Bella
Dans la province du Québec, il existe plusieurs régions. L’une d’elles est le Lac-St-Jean. Dans cet région, il existe un village nommé St-Edmond-les-Plaines. C’est cette municipalité de 600 habitants où j’ai grandi les 2 premières années. J’ai habité ensuite 10 ans avec ma mère à Montréal. Je suis revenue ensuite à St-Edmond pour revenir vivre avec mon père. Je vis avec mes parents réconciliés depuis 3 ans. C’est seulement dans ce petit village reculé de tous que je peux pleinement, mais sans révéler mon secret, vivre ce que je suis, soit une modificatrice qui se transforme en louve. Au fait, je m’appelle Isabella Swan. Je suis une québécoise pure laine de 15 ans. Malgré mes 10 ans à Montréal, je n’ai jamais perdu mon accent jeannois.
Me voilà donc en 4e année du secondaire à la polyvalente de Normandin. L’inconvénient avec une petite municipalité comme St-Edmond, c’est seulement l’école primaire où ma mère enseigne qui est situé dans mon village. Je dois me rendre dans la ville le plus proche pour aller au secondaire et c’est Normandin qui est à 30 minutes de chez-moi. Dans ma région, nous ne comptons pas les distances en kilomètres, mais c’est en minutes. Je viens d’avoir 15 ans le 13 septembre dernier. Je devrais être en secondaire 3, mais en raison du système de l’éducation québécoise et que je suis née en septembre, j’ai commencé plus tôt en maternelle. Une chance que j’ai toujours été plus vieille que mon âge et savais me débrouiller.
En raison de mon sang qui manque de gène amérindien, je ne peux pas fréquenter l’école privé de La Push. La Push est la réserve amérindienne qui est situé en haut des limites de St-Edmond. La réserve est sur les terrains protégés de la MRC Maria-Chapdelaine. Pas beaucoup de monde connait l’existence de cette réserve. Les chefs veulent la garder privé à cause de la présence des modificateurs. Ma seule souche amérindienne est que mon arrière grand-père Ephreim Black a eu une aventure avec une blanche avant son mariage. Vu que c’était l’un des chefs Quilleutes, il n’a pas confirmé qu’il a un enfant, soit une fille, avec une visage pâle. Pourtant, toute la réserve a su pour l’enfant.
Contrairement à la croyance populaire, c’est ma mère qui a le gène lupin. Mon père est un simple humain, ami avec le petit-fils d’Ephreim. Ma mère n’a par contre jamais muté comme ses ancêtres. Elle a dû me dire la vérité quand je me suis transformée en louve à mes 12 ans. J’habitais à Montréal avec ma mère quand j’ai eu une forte fièvre. 12 heures après, j’ai subi ma première mutation. Ma mère ne m’avait jamais parlé de ses origines Quilleutes en raison qu’elle ignorait si j’allais muter et surtout que nous sommes des erreurs de la nature qui n’auraient pas du naître.
Contrairement aux autres loups qui ont une différente couleur de pelage en raison de leurs teintes de cheveux ou de leurs peaux, je suis une louve d’un blanc immaculé. Seules mes griffes et mon museau sont noirs. Je suis aussi très petite. Je peux passer pour une vraie louve ou une chienne.
Après ma première mutation, ma mère et moi sommes retournées à St-Edmond, car nous ne pouvons pas rester à Montréal. Je ne pouvais pas me transformer dans le centre-ville de la métropole. Une louve dans la ville ne passerait pas inaperçue ou elle passerait pour une chienne errante. Malgré que je sois une louve, nous n’avons pas pu vivre à La Push. Mon père qui habitait toujours à St-Edmond nous a accueillies à bras ouverts. Il aimait toujours ma mère et lui a promis qu’il va être plus ouvert à son écoute. Ils sont retournés amoureux l’un de l’autre à mon grand plaisir. Mon père était un camionneur et toujours parti sur les routes. Voilà la raison de leur séparation. Quand ma mère et moi sommes revenues dans sa vie, mon père Charlie a arrêté ses voyages et a commencé à travailler pour la municipalité. Il est inspecteur municipale et il est très apprécié.
Tous les Quilleutes ont été surpris de ma mutation précoce. Les jeunes loups commencent à muter à partir de 15 ans et non 12 comme moi. Ils sont d’autant plus bouche-bée que je n’ai pas un tempérament colérique. Au lieu de la rage, c’est la peine qui me fait muter. Je ne peux pas grogner, je ne fais que siller ou gémir comme une chienne.
Sam, qui avait commencé à muter un peu après moi, ne voulait pas être sous mes ordres. Je suis la vraie membre Alpha et la première louve à avoir muté, je devrais avoir toute l’autorité. Mais Sam refuse d’être sous mon commandement en raison que je suis une erreur de la nature et une fille. D’après les chefs Quilleutes, il va devoir tôt ou tard accepter ma place dans la hiérarchie.
Contrairement aux autres loups qui cessent de vieillir à partir de leurs premières mutation, je vais vieillir encore 1 an ou 2 ans et ma croissance va arrêter tant et aussi longtemps que je vais me transformer.
Je me suis toujours sentie différente et c’est encore pire depuis que je mute. À tous les mois ou semaines, je trouve une nouvelle différence avec les autres loups. Même avec la louve, Leah, qui vient de commencer à muter. Entre loups, nous pouvons voir les souvenirs et pensées des autres. Malheureusement pour moi, ça s’est développé en don de télépathie. J’entends les pensées de tout le monde, y compris celles des humains et vampires. Je n’ai jamais dit que j’entends les pensées des vampires, car je crains que les loups se servent de moi pour espionner, si je rencontre un, un jour.
Comme ce matin, je vois les pensées mesquines de Jessica Stanley à mon sujet. Jessica est une fille qui se croit supérieur à cause qu’elle habite dans la ville de Normandin et moi un village. Elle me dénigre toujours, même si je ne lui ai rien dit au sujet de ma personne. Je fais comme je suis naïve ou stupide. Je ne suis pas capable de me faire des vrais amis, seulement des supposés qui pensent toujours en mal de moi. J’ai tellement envie de faire faire une crise cardiaque à Jessica en me transformant devant elle, mais je ne peux pas révéler mon secret aux humains. Je dois paraître humaine aux yeux de tous. Si je révèle mon secret, je vais être bannie des Quilleutes pour le reste de ma vie et peut-être être éliminée.
- Hé, tu m’écoutes, Bella ?, dit Jessica en me sortant de mes pensées. Toujours distraite, celle-là. Comme si ça me tentait de t’écouter.
- Oui, je pensais à La Push dans un moment d’égarement, réponds-je.
- C’est ça. Fais comme si quelque chose t’intéresse. Ma mère a entendu dire qu’il y a un nouveau docteur des USA qui vient s’installer à St-Edmond. Il va travailler à l’hôpital de Dolbeau. Il a 5 enfants adoptifs et ils commencent aujourd’hui, dit Jessica. J’espère qu’il va avoir un beau mec cute parmi eux. Toujours entrain de guedouner, elle devrait se contenter de Mike pour qu’il me fiche la paix.
Au moment que Jessica prononce cette parole, je vois tous les élèves se tasser pour laisser passer les plus sublimes personnes. Ils ont une odeur plus sucrée que tous les autres humains. Ils ne sentent pas aussi mauvais comme dit Paul. Selon lui, les vampires sentent comme des bonbons trop concentrés. Des vampires dans mon lycée, j’espère qu’ils ne vont pas me faire faire une mutation spontanée ou m’attaquer. Je suis trop petite pour me défendre seule.
Dans ces 5 personnes, un attire vraiment mon attention. Il a les cheveux bronze désordonnés. Si ça aurait été un loup, je lui dirais d’aller se peigner, mais sur le vampire, ça lui donne un certain charme. Il est assez grand et très bien proportionné. Je voudrais bien le coller pour voir notre différence. Juste en le regardant passer et il ne m’a même pas regardé, j’ai du désir dans le bas de mon ventre et je m’imagine entrain le coller langoureusement. Qu’est-ce qui me prend à avoir cette envie folle de lui ?
Pendant toute l’avant-midi, je me demande pourquoi ce désir soudain et surtout pourquoi un vampire me fait cette effet. Je n’ai jamais senti d’attirance par aucune personne auparavant, pourquoi maintenant ? Sur l’heure du midi, je me prends un bon lunch et je vais à ma table habituelle.
Une autre caractéristique différente de mon espèce, je suis plus petite aussi dans ma forme humaine comme ma forme louve. Je n’ai jamais eu de poussées folles de croissances. Je crois que j’ai bloqué de grandir à 5’3. J’ai par contre beaucoup d’appétit en raison que je me dépense que je suis louve. Je ne suis pas une sans fond ou toujours crève-faim comme les autres loups.
Je ne suis pas la conversation de mes supposés amis, mais celle des 5 vampires. Étant donné que je suis une louve, j’entends très bien à distances. Avant d’écouter ce qu’ils disent, je voulais admirer de nouveau discrètement le vampire qui a attiré mon attention. Sur le côté, je vois très bien sa mâchoire découpé et des superbes de yeux dorés. Ouf, j’ai des chaleurs tout d’un coup. Je me tourne pour regarder ailleurs, mais ouvre les oreilles pour écouter. Ils ont tous un accent américain tellement charmant.
- Avez-vous senti l’odeur d’un toutou en fourrure depuis ce matin ?, demande une grande blonde. Moi, un toutou ?
- Oui, je me demande pourquoi elle ne sent pas le chien mouillé comme les autres, dit le blond. Je me pose la même question.
- Elle doit avoir très peu de gène lupin dans le sang. Vous avez vu comme sa peau est blanche, dit une petite noire. *Edward, tu dois m’expliquer pourquoi ton avenir a disparu ce matin*, ajoute la noire, mais mentalement.
Le plus bel homme doit aussi lire dans les pensées comme moi. Edward, c’est un joli nom. Son nom est ancien, il devait être dans la bande qui a rencontré mon arrière grand-père.
- Quand j’ai fait ma course pour vérifier notre territoire, j’ai vu un jeune loup noir qui n’apprécie pas la jeune louve, dit la plus belle voix que j’ai entendue. Elle ressemble à du velours.
Son intonation ne ressemble en rien au joual que j’entends parler et penser à longueur de journée. J’utilise aussi notre façon de parler jeannoise. Je crois que nous sommes les seuls dans tout le Québec qui sont capables d’utiliser des anglicismes sans aucun accent. On utilise des mots anglais modifié dans pratiquement toutes nos conversations. Les personnes des autres régions ne comprennent pas toujours ce qu’on dit.
Il m’a par contre insulté en disant que je suis jeune. Ça fait quand même 4 ans que je mute. Je suis plus âgée côté mutation que Jacob, mon meilleur ami et parent éloigné.
Je n’ai pas pu entendre la suite de la conversation. Mike Newton m’a bousculé après que Tyler Crowley l’a poussé pour garder sa position sur sa chaise. C’est quoi l’idée de s’assoir sur le dossier. J’ai entendu dire qu’un professeur ne serait pas gêné de le faire tomber sur le dos s’il se serait encore présent dans cette polyvalente. C’était un professeur qui avait raconté ça quand il a pogné Mike entrain de se balancer avec sa chaise.
Avec ma maladresse légendaire et surtout que j’attire tous les ennuis, je me retrouve étendue à terre. Je me suis cognée le nez au plancher. Une chance que je suis faite solide, je ne voudrais pas saigner en présence de vampire. Quand je tente de me lever, je vois une main blanche devant moi. Je ne vérifie pas à qui la main appartient et je m’agrippe à elle pour me lever.
Quand mes yeux se posent sur mon sauveur, je vois une magnifique paire d’yeux dorés. C’est à ce moment que je découvre ce qui m’a toujours manqué. Mon âme a trouvé enfin sa moitié. J’étais perdue dans le néant et j’ai enfin retrouvé mon chemin, mon destin.
C’est avec choc que je lâche la main du vampire. Je viens de m’imprégner et avec un vampire en plus. Une autre anormalité avec moi. Je commence à trembler de peine et je me sauve en courant vers l’extérieur de lacafétéria. Je sors de la polyvalente après avoir mis mon manteau. Même si je sais que je vais me déshabiller dans quelques minutes, je ne peux pas sortir dehors à -20°C en plein mois de janvier en petite chemise. Je cours vers le boisé qui est à 15 minutes de jogging de ma poly. Quand je suis à une bonne distance après m’être enfoncée dans la forêt, malgré que je câle jusqu’aux genoux, je me déshabille vite fait et je me transforme en louve blanche. J’émets un silement, car je ne sais pas grogner.
Pendant la saison de l’hiver, je peux très souvent passer inaperçue puisque j’ai la même couleur que la neige. Ma fourrure est épaisse et me protège des intempéries. Quand je me déshabille, je prends mes vêtements dans ma bouche et les accroche à un arbre pour ne pas qu’ils soient mouillés. Ma chaleur corporelle est quelques degrés de plus que les humains. Quand je retrouve ma forme humaine, je ne suis pas souvent gelée, mais j’aime mieux avoir des vêtements secs. Je trouve cela pratique d’être la seule louve dans les environs, car je suis sûre que personne ne cache mes vêtements comme Embry a déjà fait quand j’étais sur la réserve. J’étais longtemps fâchée après lui, je n’ai pas trouvé drôle du tout son mauvais coup.
Je cours un peu pour me calmer puisque la journée n’est pas encore terminée. L’avantage d’être dans le Lac-St-Jean, c’est que des forêts, tu peux en trouver partout. Surtout dans le nord comme à St-Edmond.
Dans la province du Québec, il existe plusieurs régions. L’une d’elles est le Lac-St-Jean. Dans cet région, il existe un village nommé St-Edmond-les-Plaines. C’est cette municipalité de 600 habitants où j’ai grandi les 2 premières années. J’ai habité ensuite 10 ans avec ma mère à Montréal. Je suis revenue ensuite à St-Edmond pour revenir vivre avec mon père. Je vis avec mes parents réconciliés depuis 3 ans. C’est seulement dans ce petit village reculé de tous que je peux pleinement, mais sans révéler mon secret, vivre ce que je suis, soit une modificatrice qui se transforme en louve. Au fait, je m’appelle Isabella Swan. Je suis une québécoise pure laine de 15 ans. Malgré mes 10 ans à Montréal, je n’ai jamais perdu mon accent jeannois.
Me voilà donc en 4e année du secondaire à la polyvalente de Normandin. L’inconvénient avec une petite municipalité comme St-Edmond, c’est seulement l’école primaire où ma mère enseigne qui est situé dans mon village. Je dois me rendre dans la ville le plus proche pour aller au secondaire et c’est Normandin qui est à 30 minutes de chez-moi. Dans ma région, nous ne comptons pas les distances en kilomètres, mais c’est en minutes. Je viens d’avoir 15 ans le 13 septembre dernier. Je devrais être en secondaire 3, mais en raison du système de l’éducation québécoise et que je suis née en septembre, j’ai commencé plus tôt en maternelle. Une chance que j’ai toujours été plus vieille que mon âge et savais me débrouiller.
En raison de mon sang qui manque de gène amérindien, je ne peux pas fréquenter l’école privé de La Push. La Push est la réserve amérindienne qui est situé en haut des limites de St-Edmond. La réserve est sur les terrains protégés de la MRC Maria-Chapdelaine. Pas beaucoup de monde connait l’existence de cette réserve. Les chefs veulent la garder privé à cause de la présence des modificateurs. Ma seule souche amérindienne est que mon arrière grand-père Ephreim Black a eu une aventure avec une blanche avant son mariage. Vu que c’était l’un des chefs Quilleutes, il n’a pas confirmé qu’il a un enfant, soit une fille, avec une visage pâle. Pourtant, toute la réserve a su pour l’enfant.
Contrairement à la croyance populaire, c’est ma mère qui a le gène lupin. Mon père est un simple humain, ami avec le petit-fils d’Ephreim. Ma mère n’a par contre jamais muté comme ses ancêtres. Elle a dû me dire la vérité quand je me suis transformée en louve à mes 12 ans. J’habitais à Montréal avec ma mère quand j’ai eu une forte fièvre. 12 heures après, j’ai subi ma première mutation. Ma mère ne m’avait jamais parlé de ses origines Quilleutes en raison qu’elle ignorait si j’allais muter et surtout que nous sommes des erreurs de la nature qui n’auraient pas du naître.
Contrairement aux autres loups qui ont une différente couleur de pelage en raison de leurs teintes de cheveux ou de leurs peaux, je suis une louve d’un blanc immaculé. Seules mes griffes et mon museau sont noirs. Je suis aussi très petite. Je peux passer pour une vraie louve ou une chienne.
Après ma première mutation, ma mère et moi sommes retournées à St-Edmond, car nous ne pouvons pas rester à Montréal. Je ne pouvais pas me transformer dans le centre-ville de la métropole. Une louve dans la ville ne passerait pas inaperçue ou elle passerait pour une chienne errante. Malgré que je sois une louve, nous n’avons pas pu vivre à La Push. Mon père qui habitait toujours à St-Edmond nous a accueillies à bras ouverts. Il aimait toujours ma mère et lui a promis qu’il va être plus ouvert à son écoute. Ils sont retournés amoureux l’un de l’autre à mon grand plaisir. Mon père était un camionneur et toujours parti sur les routes. Voilà la raison de leur séparation. Quand ma mère et moi sommes revenues dans sa vie, mon père Charlie a arrêté ses voyages et a commencé à travailler pour la municipalité. Il est inspecteur municipale et il est très apprécié.
Tous les Quilleutes ont été surpris de ma mutation précoce. Les jeunes loups commencent à muter à partir de 15 ans et non 12 comme moi. Ils sont d’autant plus bouche-bée que je n’ai pas un tempérament colérique. Au lieu de la rage, c’est la peine qui me fait muter. Je ne peux pas grogner, je ne fais que siller ou gémir comme une chienne.
Sam, qui avait commencé à muter un peu après moi, ne voulait pas être sous mes ordres. Je suis la vraie membre Alpha et la première louve à avoir muté, je devrais avoir toute l’autorité. Mais Sam refuse d’être sous mon commandement en raison que je suis une erreur de la nature et une fille. D’après les chefs Quilleutes, il va devoir tôt ou tard accepter ma place dans la hiérarchie.
Contrairement aux autres loups qui cessent de vieillir à partir de leurs premières mutation, je vais vieillir encore 1 an ou 2 ans et ma croissance va arrêter tant et aussi longtemps que je vais me transformer.
Je me suis toujours sentie différente et c’est encore pire depuis que je mute. À tous les mois ou semaines, je trouve une nouvelle différence avec les autres loups. Même avec la louve, Leah, qui vient de commencer à muter. Entre loups, nous pouvons voir les souvenirs et pensées des autres. Malheureusement pour moi, ça s’est développé en don de télépathie. J’entends les pensées de tout le monde, y compris celles des humains et vampires. Je n’ai jamais dit que j’entends les pensées des vampires, car je crains que les loups se servent de moi pour espionner, si je rencontre un, un jour.
Comme ce matin, je vois les pensées mesquines de Jessica Stanley à mon sujet. Jessica est une fille qui se croit supérieur à cause qu’elle habite dans la ville de Normandin et moi un village. Elle me dénigre toujours, même si je ne lui ai rien dit au sujet de ma personne. Je fais comme je suis naïve ou stupide. Je ne suis pas capable de me faire des vrais amis, seulement des supposés qui pensent toujours en mal de moi. J’ai tellement envie de faire faire une crise cardiaque à Jessica en me transformant devant elle, mais je ne peux pas révéler mon secret aux humains. Je dois paraître humaine aux yeux de tous. Si je révèle mon secret, je vais être bannie des Quilleutes pour le reste de ma vie et peut-être être éliminée.
- Hé, tu m’écoutes, Bella ?, dit Jessica en me sortant de mes pensées. Toujours distraite, celle-là. Comme si ça me tentait de t’écouter.
- Oui, je pensais à La Push dans un moment d’égarement, réponds-je.
- C’est ça. Fais comme si quelque chose t’intéresse. Ma mère a entendu dire qu’il y a un nouveau docteur des USA qui vient s’installer à St-Edmond. Il va travailler à l’hôpital de Dolbeau. Il a 5 enfants adoptifs et ils commencent aujourd’hui, dit Jessica. J’espère qu’il va avoir un beau mec cute parmi eux. Toujours entrain de guedouner, elle devrait se contenter de Mike pour qu’il me fiche la paix.
Au moment que Jessica prononce cette parole, je vois tous les élèves se tasser pour laisser passer les plus sublimes personnes. Ils ont une odeur plus sucrée que tous les autres humains. Ils ne sentent pas aussi mauvais comme dit Paul. Selon lui, les vampires sentent comme des bonbons trop concentrés. Des vampires dans mon lycée, j’espère qu’ils ne vont pas me faire faire une mutation spontanée ou m’attaquer. Je suis trop petite pour me défendre seule.
Dans ces 5 personnes, un attire vraiment mon attention. Il a les cheveux bronze désordonnés. Si ça aurait été un loup, je lui dirais d’aller se peigner, mais sur le vampire, ça lui donne un certain charme. Il est assez grand et très bien proportionné. Je voudrais bien le coller pour voir notre différence. Juste en le regardant passer et il ne m’a même pas regardé, j’ai du désir dans le bas de mon ventre et je m’imagine entrain le coller langoureusement. Qu’est-ce qui me prend à avoir cette envie folle de lui ?
Pendant toute l’avant-midi, je me demande pourquoi ce désir soudain et surtout pourquoi un vampire me fait cette effet. Je n’ai jamais senti d’attirance par aucune personne auparavant, pourquoi maintenant ? Sur l’heure du midi, je me prends un bon lunch et je vais à ma table habituelle.
Une autre caractéristique différente de mon espèce, je suis plus petite aussi dans ma forme humaine comme ma forme louve. Je n’ai jamais eu de poussées folles de croissances. Je crois que j’ai bloqué de grandir à 5’3. J’ai par contre beaucoup d’appétit en raison que je me dépense que je suis louve. Je ne suis pas une sans fond ou toujours crève-faim comme les autres loups.
Je ne suis pas la conversation de mes supposés amis, mais celle des 5 vampires. Étant donné que je suis une louve, j’entends très bien à distances. Avant d’écouter ce qu’ils disent, je voulais admirer de nouveau discrètement le vampire qui a attiré mon attention. Sur le côté, je vois très bien sa mâchoire découpé et des superbes de yeux dorés. Ouf, j’ai des chaleurs tout d’un coup. Je me tourne pour regarder ailleurs, mais ouvre les oreilles pour écouter. Ils ont tous un accent américain tellement charmant.
- Avez-vous senti l’odeur d’un toutou en fourrure depuis ce matin ?, demande une grande blonde. Moi, un toutou ?
- Oui, je me demande pourquoi elle ne sent pas le chien mouillé comme les autres, dit le blond. Je me pose la même question.
- Elle doit avoir très peu de gène lupin dans le sang. Vous avez vu comme sa peau est blanche, dit une petite noire. *Edward, tu dois m’expliquer pourquoi ton avenir a disparu ce matin*, ajoute la noire, mais mentalement.
Le plus bel homme doit aussi lire dans les pensées comme moi. Edward, c’est un joli nom. Son nom est ancien, il devait être dans la bande qui a rencontré mon arrière grand-père.
- Quand j’ai fait ma course pour vérifier notre territoire, j’ai vu un jeune loup noir qui n’apprécie pas la jeune louve, dit la plus belle voix que j’ai entendue. Elle ressemble à du velours.
Son intonation ne ressemble en rien au joual que j’entends parler et penser à longueur de journée. J’utilise aussi notre façon de parler jeannoise. Je crois que nous sommes les seuls dans tout le Québec qui sont capables d’utiliser des anglicismes sans aucun accent. On utilise des mots anglais modifié dans pratiquement toutes nos conversations. Les personnes des autres régions ne comprennent pas toujours ce qu’on dit.
Il m’a par contre insulté en disant que je suis jeune. Ça fait quand même 4 ans que je mute. Je suis plus âgée côté mutation que Jacob, mon meilleur ami et parent éloigné.
Je n’ai pas pu entendre la suite de la conversation. Mike Newton m’a bousculé après que Tyler Crowley l’a poussé pour garder sa position sur sa chaise. C’est quoi l’idée de s’assoir sur le dossier. J’ai entendu dire qu’un professeur ne serait pas gêné de le faire tomber sur le dos s’il se serait encore présent dans cette polyvalente. C’était un professeur qui avait raconté ça quand il a pogné Mike entrain de se balancer avec sa chaise.
Avec ma maladresse légendaire et surtout que j’attire tous les ennuis, je me retrouve étendue à terre. Je me suis cognée le nez au plancher. Une chance que je suis faite solide, je ne voudrais pas saigner en présence de vampire. Quand je tente de me lever, je vois une main blanche devant moi. Je ne vérifie pas à qui la main appartient et je m’agrippe à elle pour me lever.
Quand mes yeux se posent sur mon sauveur, je vois une magnifique paire d’yeux dorés. C’est à ce moment que je découvre ce qui m’a toujours manqué. Mon âme a trouvé enfin sa moitié. J’étais perdue dans le néant et j’ai enfin retrouvé mon chemin, mon destin.
C’est avec choc que je lâche la main du vampire. Je viens de m’imprégner et avec un vampire en plus. Une autre anormalité avec moi. Je commence à trembler de peine et je me sauve en courant vers l’extérieur de lacafétéria. Je sors de la polyvalente après avoir mis mon manteau. Même si je sais que je vais me déshabiller dans quelques minutes, je ne peux pas sortir dehors à -20°C en plein mois de janvier en petite chemise. Je cours vers le boisé qui est à 15 minutes de jogging de ma poly. Quand je suis à une bonne distance après m’être enfoncée dans la forêt, malgré que je câle jusqu’aux genoux, je me déshabille vite fait et je me transforme en louve blanche. J’émets un silement, car je ne sais pas grogner.
Pendant la saison de l’hiver, je peux très souvent passer inaperçue puisque j’ai la même couleur que la neige. Ma fourrure est épaisse et me protège des intempéries. Quand je me déshabille, je prends mes vêtements dans ma bouche et les accroche à un arbre pour ne pas qu’ils soient mouillés. Ma chaleur corporelle est quelques degrés de plus que les humains. Quand je retrouve ma forme humaine, je ne suis pas souvent gelée, mais j’aime mieux avoir des vêtements secs. Je trouve cela pratique d’être la seule louve dans les environs, car je suis sûre que personne ne cache mes vêtements comme Embry a déjà fait quand j’étais sur la réserve. J’étais longtemps fâchée après lui, je n’ai pas trouvé drôle du tout son mauvais coup.
Je cours un peu pour me calmer puisque la journée n’est pas encore terminée. L’avantage d’être dans le Lac-St-Jean, c’est que des forêts, tu peux en trouver partout. Surtout dans le nord comme à St-Edmond.
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